13 février 2026

Apport immobilier moyen 2026 : un seuil qui bloque l'accession

Le marché immobilier a confirmé sa reprise en 2025. Néanmoins, l'apport immobilier moyen 2026 continue d'augmenter fortement. Cette barrière financière exclut de trop nombreux ménages de l'accession à la propriété, révèle le baromètre Meilleurtaux en partenariat avec leboncoin immo.

Le marché immobilier français a enregistré près de 950 000 ventes en 2025. Un chiffre qui marque une progression de 11 % sur un an. Néanmoins, ce redémarrage masque une réalité contrastée. Malgré la baisse récente, le niveau des taux d’emprunt reste trop haut face aux prix encore élevés de l’immobilier.

En conséquence, l’apport immobilier moyen 2026 devient la variable d’ajustement principale. En 2025, les emprunteurs ont ainsi dû fournir un apport moyen représentant 17 % du budget total de l’achat. Avec des montants disparates puisque l’apport moyen dépasse la barre des 100 000 euros dans plusieurs grandes villes.

Ces chiffres révèlent un paradoxe majeur. D’un côté, le marché redémarre. De l’autre, l’accessibilité se dégrade. Comment ce contexte impacte-t-il concrètement les acheteurs ? Décryptage avec les données du tout premier baromètre du marché immobilier associant Meilleurtaux, spécialiste des placements, et leboncoin immo*.

Un marché qui redémarre timidement mais exclut massivement

Le volume des transactions retrouve aujourd’hui son niveau de 2017. Cependant, le contexte diffère radicalement. Entre 2015 et 2021, les taux chutaient de 1,7 % à 1,05 % quand ils sont aujourd’hui à 3,30 %.

Cette hausse pèse sur le pouvoir d’achat. Néanmoins, 600 000 crédits ont été accordés en 2025. Ce volume progresse de 24 % sur neuf mois. Un signal qui montre que les banques s’ouvrent progressivement.

Du côté des prix, le ralentissement se confirme. Après +24 % entre 2017 et 2021, ils ne progressent que de 2 % depuis 2022. Certaines villes résistent toutefois en raison de paramètres spécifiques. Brest gagne ainsi 8 %, Mulhouse 7 %. À l’inverse, Bordeaux et Grenoble perdent 2 %, Nantes 3 %.

Maxime Chipoy, directeur éditorial de Meilleurtaux analyse cette situation. « La baisse des taux améliore légèrement la capacité d’emprunt. Néanmoins, elle ne suffit pas face aux prix élevés. »

L'apport immobilier moyen 2026 devient la barrière principale

L’apport immobilier moyen 2026 représente désormais 52 000 euros. Ce montant équivaut à 17 % du budget total. Par ailleurs, il varie considérablement selon les territoires. À Lyon, il atteint 100 900 euros. À Paris, il grimpe à 132 000 euros.

Ces sommes représentent plus de 13 mois de revenus moyens. Pour un célibataire au revenu médian, l’effort atteint 15 mois de salaire. Ce chiffre monte à deux ans dans huit grandes villes. Trois villes deviennent même inaccessibles pour les familles. À Aix-en-Provence, l’apport atteint 230 000 euros pour un T4. Du côté de Nice, il grimpe à 238 000 euros. Et à Paris, il explose à 685 000 euros.

Les emprunteurs financés présentent un profil récurrent. Leurs revenus mensuels (par foyer) s’élèvent à 5 276 euros. Par ailleurs, 70 % sont primo-accédants. Parmi eux, 31 % ont moins de 30 ans.

Face à cette réalité, trois leviers subsistent. Allonger la durée du prêt, réduire les surfaces visées ou augmenter l’apport immobilier moyen 2026. Mais cette dernière solution freine la mobilité résidentielle. Et elle maintient de nombreux ménages en location pendant des années.

Des disparités territoriales marquées sur l'accession à la propriété

Les délais de vente illustrent une reprise à deux vitesses. En moyenne, un logement se vend en 61 jours. Les grandes villes redémarrent plus vite. Paris affiche 42 jours, Lyon 48 jours. À l’inverse, Perpignan et Nîmes enregistrent plus de 70 jours. Il faut ainsi un mois supplémentaire pour vendre par rapport à Paris. Sophie Bourg, directrice du marketing opérationnel du boncoin immo explique ce phénomène. « Le redémarrage dépend de la capacité des marchés locaux à absorber l’offre. Les villes portées par des besoins durables redémarrent plus vite. »  

Les écarts de prix restent marqués. 60 % des appartements se situent entre 100 000 et 300 000 euros. Toutefois, cinq villes offrent plus de biens accessibles. Saint-Étienne en compte 62 %, Limoges 56 %. À l’inverse, près de la moitié des annonces à Paris (48 %) concernent des biens à plus de 500 000 euros.  L’offre disponible reflète également ces contrastes. Près d’un appartement sur deux est un T2 ou T3. Cependant, Paris affiche 33 % de studios tandis que Mulhouse propose davantage de grands logements familiaux.

En résumé

Le marché immobilier a bien amorcé une reprise. Néanmoins, l’apport immobilier moyen 2026 de 52 000 euros limite l’accès. De plus, les disparités territoriales accentuent cette exclusion. Tant que cette barrière persiste, le redémarrage restera donc partiel, ce que confirment les prévisions 2026. « L’enjeu clé reste l’élargissement du nombre d’acheteurs capables d’aller au bout de leur projet » conclut Sophie Bourg.

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* Étude réalisée à partir des données du boncoin immo et de MeilleurTaux sur l’année 2025

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